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Dans un récent entretien, Kylian Mbappé revient sur ce que peuvent représenter les grandes compétitions internationales : l’enfermement, l’attente, la pression, la fatigue mentale.
Une phrase interpelle particulièrement : « Les derniers jours, tu es seul dans ta chambre, tu regardes le ciel, tu attends que ça passe. »
On pourrait retenir de ce témoignage la nécessité de parler davantage de santé mentale dans le sport, mais il nous semble qu’il y a un enjeu encore plus fondamental.
Tous les sportifs ont besoin d’un espace où ils peuvent déposer ce qu’ils vivent.
Pas nécessairement parce qu’ils vont mal, mais parce que le doute, la pression, la peur de l’échec, la frustration, la fatigue ou la perte de confiance font partie de la vie sportive. Et lorsqu’ils restent enfermés dans la tête du sportif, sans possibilité d’être exprimés, questionnés et mis en perspective, ils peuvent progressivement prendre davantage de place.
C’est précisément l’une des fonctions du travail que nous menons en préparation mentale. Créer un espace de parole et d’échange dans lequel le sportif peut prendre du recul sur ce qu’il ressent, comprendre ce qui se joue pour lui et progressivement apprendre à ne plus subir ses ressentis dans sa performance.
Parler n’est pas une faiblesse. Et avoir besoin d’un espace pour parler ne signifie pas que l’on va mal. C’est aussi une manière de mieux se connaître, de mieux comprendre ce que l’on traverse et de retrouver de la liberté dans sa pratique. Parce qu’un sportif n’a pas besoin d’être en difficulté pour avoir besoin d’être accompagné.
Il a simplement besoin, parfois, de ne pas rester seul avec ce qu’il vit.
Rédigé par l'équipe T2PM